Le verdict : 85 % de l’objectif atteint

Jardinier, hôtelier, cuisinier, coursier à vélo, etc. Sur le Web, les propositions ne manquent pas pour qui souhaite gagner sa vie. Les start-up qui se posent en intermédiaires pour offrir le savoir-faire des particuliers amateurs sont nombreuses. Pendant un mois, j’ai tenté de vivre au travers de cette « économie collaborative ». J’ai touché 2.124 euros. Mais à quelles conditions ? Doit-on parler de revenus complémentaires, d’emplois d’avenir ou d’esclavage moderne ?

MonCover UberizeME TRENDS objectif consistait à Toucher 2.500 euros bruts en un mois, en combinant des prestations pour les principales plateformes actives en Belgique : Menu Next Door (cuisiner pour ses voisins), ListMinut (services de jardinage, bricolage, etc.), Airbnb (location de maison) ainsi que Deliveroo et Take Eat Easy (livraison de repas à vélo).

Je me suis donc battu avec une souche de noisetier, me suis démené à vider une mare d’eau croupie, j’ai roulé 400 km à vélo – souvent dans le froid et la pluie, j’ai rangé et nettoyé ma maison de fond en comble pour la louer sur Airbnb et j’ai cuit plus d’une dizaine de kilos de viande hachée pour préparer divers menu pour mes voisins. Le tout pour un résultat pas tout à fait à la hauteur de mes espérances : malgré pas moins de 135 heures de prestation réelle (sans compter le temps nécessaire à la recherche de certaines missions sur les plateformes comme ListMinut), je n’ai encaissé « que » 2.124 euros bruts. Soit un salaire moyen de 15 euros de l’heure.

Certes, j’aurais probablement pu gagner (un peu) plus : avec plus d’expérience sur mon vélo j’aurais – peut-être – pu réaliser quelques courses supplémentaires pour Take Eat Easy (à 7,5 euros la course). Durant certains mois, les demandes de jardinage sur ListMinut auraient été plus nombreuses et certains longs week-ends de mai m’auraient rapporté plus sur Airbnb. Reste que le constat est sans appel : en tant qu’indépendant, vivre uniquement de l’économie collaborative relève du parcours du combattant.