Aujourd’hui, deux entreprises belges traditionnelles ont réalisé des annonces qui démontrent que l’ubérisation et l’économie collaborative prennent toujours plus d’importance. Et cela constitue, par ailleurs, des exemples intéressants de firmes classiques qui s’appuient sur cette inexorable tendance.

Bpost étend Bringr à Gand et Bruxelles

La première annonce concerne l’extension de Bringr, le test de livraison collaborative mené par bpost. Jusqu’ici, le service était en test à Anvers seulement. Désormais, il sera ouvert aux villes de Gand et Bruxelles. Lancé au mois de juin, ce service permet à des particuliers de faire de la livraison express rémunérée de colis pour d’autres particuliers. En gros, bpost propose une plateforme de mise en contact de particuliers et se contente de prendre une commission de 20%. Pour la firme, les salariés n’ont toutefois pas à s’inquiéter : il s’agit de permettre à des particuliers de livrer des colis, notamment ceux qui font l’objet de transactions entre particuliers sur des sites « C2C » (consommateur à consommateur) comme les sites de petites annonces, etc. Une niche que bpost ne captait pas jusqu’ici. Pourquoi bpost se lance sur ce créneau ? Parce que si elle ne le fait pas, des start-up agiles (ou des géants du Net) le feront pour elle et risquent donc de lui tailler des croupières. De plus en plus d’initiatives se développent pour « ubériser » la livraison. En France, la start-up Stuart connait un certain succès. Elle permet à des coursiers à vélo de faire des livraisons. Mais ce n’est pas la seule dans le monde. Loin de là. En vrac, citons UberRUSH, Postmates, Roadies, Shutl, Amazon Flex… Bpost semble donc vouloir prendre le terrain belge avant que d’autres ne s’y mettent.

Delitraiteur demande à Deliveroo de livrer ses plats

La seconde annonce n’est autre que celle de Delitraiteur. Le retailer haut de gamme s’est associé à la start-up Deliveroo. Le concept ? Permettre à l’internaute de commander des plats Delitraiteur qui lui seront livrés, à domicile, chauds et prêts à manger. Donc, en gros, les utilisateurs de Deliveroo disposeront d’un nouveau choix de « restaurant ». Mais il s’agit, en fait, des plats préparés de chez Deltraiteur. Un partenariat malin qui permet à Deliveroo de proposer toujours plus de choix à ses clients et de se différencier de la concurrence (Resto-IN, UberEATS…). Pourquoi Delitraiteur noue un tel partenariat ? Pour prendre « facilement » pied dans le domaine hyper hot de la livraison de repas à domicile et l’e-commerce. Un relais de croissance potentiel pour ce spécialiste des plats à emporter premium. De plus, en s’appuyant sur la logistique et la communauté Deliveroo, la chaîne Delitraiteur doit, certes, céder une commission de l’ordre de 30% à son partenaire, mais elle ne doit pas déployer elle-même de système de livraison.

Ces deux exemples montrent de quelle manière les entreprises traditionnelles s’appuyent sur l’économie collaborative et l’économie des plateformes. Bien sûr, rien n’indique que ces initiatives seront couronnées de succès. Mais bpost, comme Delitraiteur, se lancent et adoptent les codes du numérique et de l’économie des partculiers/freelances. Elles essaient… façon start-up

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Posted by Chris

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