Les particuliers belges bientôt champions des petits plats pour leurs voisins ? Si du côté francophone, Menu Next Door (MND) compte parmi les start-up les plus en vue du moment, peu connaissent Flavr. Et pour cause, cette start-up dont le concept est le même que celui de MND (à savoir cuisiner pour ses voisins) n’était jusqu’ici présente qu’à Anvers et Gand. Les deux jeunes pousses se répartissaient donc le marché belge et se sont mêmes « alliées », avec d’autres acteurs de l’économie collaborative, dans les discussions au sujet de la loi fiscale imaginée par Alexander De Croo.

Mais à présent, Flavr monte en puissance avec l’annonce d’une levée de fonds de 450.000 euros auprès notamment de Volta Ventures, le plus gros fonds belge (55 millions d’euros) destiné au financement de start-up. Le but ? Faire connaître le nom de Flavr (donc faire du marketing) et déployer le modèle partout en Flandre.

Surprise : à l’inverse de Menu Next Door qui se développe d’abord à l’international et dans des grandes villes à forte densité (Paris, Londres, Bruxelles), Flavr cible la Belgique et les petites villes où il y a moins d’offres de restaurants et de traiteurs. Tout l’inverse de Menu Next Door donc. En tout cas à l’heure actuelle. Car Nicolas Van Rymenant ne se veut pas catégorique. « Pour l’instant, nous sommes dans 3 grandes villes, glisse-t-il. Mais notre idée consiste bel et bien à lancer des villes de plus petite taille à l’avenir. L’aspect social et l’expérience Menu Next Door ont aussi du sens dans les villages où la proximité joue d’ores et déjà un rôle. D’ailleurs, le concept fonctionne déjà bien à Waterloo ou Braine-L’alleud, par exemple. »

Flavr revendique 1200 chefs amateurs réguliers et annonce avoir déjà vendu 7.000 plats. Un chiffre étonnant car cela signifie une moyenne de seulement 6 plats par chef. Mais, selon les responsables de la start-up, cela s’explique parce que tous les chefs inscrits ne sont pas encore réellement actifs…

De son côté, Menu Next Door revendique 2500 chefs répartis à Bruxelles, Paris et Londres. La start-up avait levé pas moins de 1,75 millions d’euros, juste avant l’été auprès de fond anglais et français. Elle ne prend encore aucune commission sur les ventes des menus. Un modèle qui devrait, toutefois, être mis en place d’ici le début 2017, d’après son fondateur…

Posted by Chris

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