Le géant du transport, Uber, ne veut plus se cantonner au secteur du taxi. L’initiative UberEats proposant de la livraison de repas de restaurants, devrait fortement se développer dans les semaines et mois à venir. Présent dans quelques villes, comme Paris notamment, le service UberEats vise en effet d’autres villes en Europe et au Moyen-Orient.


Mon intervention sur CanalZ à ce sujet

Bruxelles figurerait sur la liste à en croire certaines offres d’emplois mis en ligne et relayées par d’autres médias comme De Tijd et Le Soir. Cela n’aurait, selon moi, rien de très étonnant. Après l’interdiction de son service de taxi* UberPop -permettant à tout particulier de devenir chauffeur-, la firme américaine n’est plus présente chez nous qu’au travers de UberX, soit du transport de personnes dont les chauffeurs sont des pros. Mais Uber n’a plus la même visibilité et le nombre de voitures UberX est loin d’atteindre celui de UBerPop à la grande époque.

UberEats dispose de l’avantage de ne pas affronter une profession protégée comme les taxis et pourra donc se développer sans devoir contourner des législations locales et subir les procédures judiciaires de concurrents furieux. Tout en retrouvant de la visibilité sur notre marché.

Selon mes infos, UberEats pourrait se lancer chez nous en poussant particulièrement le vélo comme moyen de transport, alors que dans d’autres villes, la voiture co-existe largement avec les deux roues.

Reste que le marché de la livraison de repas, très populaire, se révèle aussi très concurrentiel. Rien qu’à Bruxelles s’affrontent plusieurs acteurs comme Deliveroo, Take Eat Easy, Resto-In, Pizza.be… Bien sûr Uber ne sort pas de nulle part mais les restaurateurs ne pourront travailler avec de multiples partenaires en même temps. Des choix vont s’imposer!

Brader les commissions ?
Et dans ce cadre-là, la donne pourrait changer: UberEats pourrait, pour prendre des parts de marché, jouer sur le montant de la commission. Take Eat Easy et Deliveroo prennent (en théorie) 30 % sur chaque commande. Un pourcentage parfois remis en question pour signer certains restos. Ayant les poches profondes, rien n’exclut que Uber joue sur ce pourcentage, en tout cas pour se lancer… [#speculation]

Et puis, Uber dispose déjà d’une base de données clients qui lui permettra de se lancer directement sur notre marché sans totalement repartir de zéro. D’ailleurs, plusieurs actions marketing portaient sur la livraison de nourriture ces derniers temps… Déjà des premiers tests ? Ce qui est sûr c’est que l’arrivée éventuelle de UberEats (en 2017, sans doute) à Bruxelles remuera un peu plus ce marché déjà très dynamique.

*(c’était quand même du taxi et pas du « co-voiturage »)

Posted by Chris

One Comment

  1. […] NextPourquoi le lancement d’UberEats à Bruxelles n’aurait rien […]

    Répondre

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *