La start-up anglaise de livraison de repas à domicile continue son développement belge en ouvrant une troisième ville après Bruxelles et Anvers. C’est au tour de Gand de profiter des services de Deliveroo. Un choix certainement pas anodin : Deliveroo s’installe dans des villes qui combinent un certain pouvoir d’achat, une certaine densité de restaurants et une densité de population. De plus, son rival Take Eat Easy ne livre pas à Gand mais se concentre, pour l’instant, sur Bruxelles, Anvers et Liège… L’occasion de prendre de vitesse une nouvelle ville ?

Par ailleurs, ce n’est pas la seule annonce faite par la start-up anglaise. Elle vient d’annoncer qu’à partir du 6 juin 2016, elle livrerait non-stop durant la journée. Alors que jusqu’ici, les internautes pouvaient se faire livrer entre 11h45 et 14h15 puis entre 18h45 et 23h, Deliveroo promet une livraison même entre ces deux créneaux horaires. « On ne va donc pas livrer juste des repas, précise Mathieu de Lophem, country manager de Deliveroo. Nous allons livrer des glaces, des cookies, des brownies… et bien sûr des repas. Notre idée est que, quand l’internaute a faim, il pense Deliveroo. » La start-up va s’appuyer sur ses partenariats existants avec les restaurants dont la cuisine reste ouverte en journée… Ainsi que sur une série de nouveaux partenaires signés ces derniers temps.

Pour les clients, cela signifie une disponibilité plus grande. « On constate que même l’après-midi, il y a des demandes pour des burgers, note le boss de la start-up en Belgique. Et avec les beaux jours d’été, cela devrait se confirmer. Nous répondrons donc à cette demande ». Un service que son concurrent Take Eat Easy ne propose pas (encore?).

Enfin, pour les prestataires, cela peut se révéler une bonne nouvelle. Alors qu’ils ne pouvaient travailler que quelques heures par jour pour Deliveroo, les fenêtres d’opportunités de job s’élargissent. C’est d’autant plus intéressant pour ceux qui voudraient en vivre, ou en tout cas en faire une source de revenu plus qu’occasionnelle. Car jusqu’ici, les « shifts de midi » -comme on dit dans le jargon de la livraison- empêchaient souvent de bosser le matin ou l’après-midi. Les horaires étaient relativement bloquants pour d’autres activités. Travailler en continu va, du coup, permettre de faire des journées plus « rentables ». A raison de 14€ de l’heure + 2 euros par course, il sera possible pour un coursier de toucher -en brut- quelque 200 euros sur sa journée… voire un peu plus. Bien sûr, c’est un pari financier pour Deliveroo qui va devoir assurer un paiement à plusieurs coursiers par ville, pendant des heures creuses durant lesquelles il risque d’y avoir peu de commandes. En tout cas dans un premier temps.

Posted by Chris

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